Les syllogismes


Argumenter / mercredi, août 22nd, 2018

Définition du syllogisme

Le syllogisme est un raisonnement logique qui créee une relations entre 3 propositions : les 2 premières “les prémisses” conduisent à une conclusion.

Vous connaissez forcément

« Tous les hommes sont mortels (prémisse 1 dite Majeure)

Socrate est un homme(prémisse 2 dite Mineure)

donc Socrate est mortel” (conclusion déduite)

Il est VRAI, car les 2 prémisses sont vraies et leur enchainement est correct, il part du général (tous les hommes) pour aboutir au particulier (Socrate)

Fonctionnement du syllogisme

Il est fréquent que ce ne soit pas le cas, mais que nous nous laissions abuser par l’apparente logique du raisonnement.

Première cause d’erreur : l’une des prémisses  est fausse(ou les 2)

Les mammifères ont 4 pattes

Les chats ont 3 pattes

Donc les chats ne sont pas des mammifères

 

Seconde cause la conclusion ne découle en réalité pas des prémisses qui sont pourtant correctes

ainsi ce tout aussi célébre

Tous les chats sont mortels

Or Socrate est mortels

Donc Socrate est un chat,

 

Car un raisonnement ne peut pas remonter du particulier , vers le général.

A la vue de ces exemples il semble facile de débusquer les erreurs de raisonnements, mais c’est beaucoup plus difficile dans le feu d’un débat. Il faut donc prêter une attention toute particulière aux raisonnements qui semblent frappés du sceau de la logique et prendre le temps de les analyser.

Car l’emploi d’un syllogisme permet de faire avancer une argumentation à partir de propositions acceptées par l’auditeur alors que des prémisses justes peuvent très bien aboutir à une conclusion erronée.

Utilisation. Quelques exemples

Donner à ses propos l’apparence d’un syllogisme est une technique fréquente et assez efficace. Elle donne au propos une apparence de logique, souvent très facile à démonter pour peu qu’on prenne le temps de décomposer, mais à l’oral, dans le feu du débat c’est beaucoup plus difficile.

Ainsi de ces propos de Jean-Claude Van-damme à Marlène Schiappa,  que je détaille dans un autre billet. Ils se présentent comme un syllogisme mais il n’ya en réalité aucun rapport entre les différentes propositions.

Tu es une femme, je suis un homme.

Il y a des femmes qui aime travailler comme toi, et qui savent faire les 2 choses s’occuper des enfants et travailler. Il y a des femmes qui aiment rester à la maison . Elles aiment bien les enfants.

Si toutes les femmes travaillent. Qu’est ce qu’ils font les enfants à la maison ?

 

Les syllogismes censés démontrer une règle sociale font florés. Mais la plupart sont faux

L’argent ne fait pas le bonheur

Vous n’avez pas d’argent

Vous êtes donc heureux

 

Si une des deux propositions est négative, la conclusion ne peut être que négative, et s’il y en a une particulière, elle doit être particulière. Dans le cas ci-dessus on ne peut que conclure que vous n’êtes pas malheureux pour autant.

 

 

 

Entrainez-vous

 

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